Débuter en Kitesurf, témoignage d’une élève.

Débuter en Kitesurf, témoignage d’une élève.

le Kite, moi, jamais… !

Mon dada c’est le windsurf, je le pratique depuis ma plus tendre enfance et un peu moins depuis que je tente de me transformer en wonderwoman et de conjuguer le boulot, la vie de famille, et puis tout le reste. N’empêche que «du vent dans les voiles», c’est mon truc à moi ! Trop heureuse de partir au Brésil avec ma bande de copains, j’en oublie la motivation première qui les mène là-bas, à Préa Beach, les 20 nœuds quotidiens, le plan d’eau extraordinaire, les conditions idylliques, pour bien sur… faire du kite. Je les toise un peu et décide quoiqu’il arrive de faire cavalière seule sur les flots, harnachée à ma planche sans faire cas du ballet des voiles dans le ciel, tout la haut !

Mon premier cours de kite, il y a 10 ans, s’étant soldé par un échec, voile emmêlée, atterrissage forcé sur d’affables touristes, fort heureusement sensibles à mon état de novice, sur l’une des plages les plus fréquentées de Saint-Martin, où je vis, la seule vue de tous ces fils me donne le tournis, j’évitais donc de regarder l’espace alentour me concentrant sur le claquement de ma board fendant l’horizon turquoise ! Pas de danger en vue, le stress très peu pour moi, et encore moins en vacances !

Tout ceci sans compter sur ma joyeuse bande de Préa, vantant très tard dans la nuit, les exploits, le potentiel, le frisson, l’extase de naviguer en kite, sur « leur » spot étendu sur des kilomètres, offrant un vent constant et régulier à partir de midi. Il parait que le Kite, pour les puristes, cela se passe ici, exactement où je suis, et que les gens viennent de très loin, la preuve… il faudrait peut être que j’arrête de faire ma chochotte, me dis je dès le deuxième soir, perdue dans mes pensées après quelques caipirinhas !

Mes amis, Raynald et Francis en rajoutèrent dès le lendemain matin, préparant mon matériel comme si ma conversion était acquise, me flattant sur mes qualités sportives, vantant mes talents de planchistes, m’expliquant tous les avantages que j’en tirerai sur un kite, me rassurant quand à ma capacité d’adaptation, un vrai coaching en somme. Il faut dire aussi que le Brésil mène à l’émerveillement et que je réalisais soudain qu’un petit coup d’adrénaline ne se refuse guère, j’étais en vacances après tout !

Je résistais encore un peu, fis quelques grimaces, laissais mon cœur s’emballer, repris ma planche routinière et sage, et passait une journée un peu solitaire, tandis que je les voyais au loin, comme des abeilles voleter autour de leur trésor !  J’avais oublié que j’étais, aussi, extrêmement sociable comme fille ! Dès le quatrième  jour, au petit matin, le soleil qui brulait déjà, les enfants encore sages et endormis, les cheveux ébouriffés, je prononçais en me raclant la gorge  une phrase  sur laquelle je savais ne pas pouvoir revenir « OK, aujourd’hui j’en fais »… ils se firent des clins d’œil entendus, les copines applaudirent, solidarité féminine oblige, et tout le monde trinqua au café, à ma sage décision !

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